F - "Paracha "Vayakhel" N° 657

N° 657 "Paracha "Vayakhel" – 24 adar a 5768 – ב"ה


RAV DOV BIGON

CECI ETANT

"JE PLACERAI JERUSALEM AU SOMMET DE TOUTES MES JOIES"

(Traduit et adapté par Maïmon Retbi)

De la manière dont l'Eternel fit de Bétsalel, fils d'Ouri le responsable de la construction du Tabernacle, nos Sages apprennent comment il faut désigner un dirigeant digne de ce nom, ainsi que les dons et les qualités qu'il doit avoir : "On ne désigne un dirigeant qu'après l'avoir proposé à l'assentiment du public, comme il est dit : "Moïse dit aux Israélites : "Dieu a choisi Bétsalel" (Ex. XXXV, 30). Puis ils rapportent en détails le dialogue qui, pour ainsi dire, s'établit entre Dieu et le grand prophète. "Bétsalel te convient-il ? – Maître du monde, s'il Te convient, ne me conviendrait-il pas a fortiori ? – Va quand-même poser la question au peuple d'Israël".  Ce qu'il fit. Et le peuple de lui répondre : "Moïse, notre Maître, s'il convient à Dieu et à toi, ne nous conviendrait-il pas a fortiori ?!" (Traité "Bérakhot" 25).

De ce récit, le Rav Kook (dans le "'Aïn Haiya") enseignait que le bon dirigeant doit posséder trois qualités fondamentales.

a)Etre noble d'esprit, entendu par-là, idéaliste, qui ne prend en compte que ce qui est bon pour la nation, sans faire des calculs d'intérêts, ce que l'Eternel est seul à savoir, Lui qui "Scrute les consciences" (passim).

b)Etre avisé en sachant diriger dans les situations complexes, en guerre comme en paix, ce que savait identifier Moïse, le plus sage de tous les hommes.

c) Etre aimé du peuple, sachant l'art de lui parler et de s'attirer ses faveurs.

Ceci étant – La nation a instamment besoin d'un dirigeant comme Bétsalel, au cœur pur, sage et aimé de lui. Il y a près de cent ans, de par sa sagesse, le Rav Kook avait pressenti la grande crise nationale, morale et spirituelle qui frapperait l'état à venir si les dirigeants politiques perdait pied avec la Thora, la crainte de Dieu et la sainteté, ce qu'on constate actuellement, alors qu'ils parlent de brader une partie de notre terre pour y créer un état d'assassins qui risque de menacer le nôtre, et qu'ils projètent de diviser Jérusalem, cœur de la nation et de l'humanité tout entière, au mépris de la profession de foi de tout Juif : "Si je t'oublie jamais, Jérusalem, que ma droite m'oublie. Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies !" (Ps. CXXXVII, 5-6).

A l'époque, le Rav Kook voulait créer un mouvement, le "Déguel Yéroushalaïm" ("l'Etendard de Jérusalem") qui devait insuffler au futur état un contenu juif fondé sur la Thora pour mettre en pratique l'une des grandes visions prophétiques, éclairer l'humanité et œuvrer pour son bien. Ce mouvement n'a pas vu le jour ; néanmoins, l'idéal qu'il professait est on ne peut plus juste.

Sans Thora, l'Etat est comme un corps sans âme, et il est de la première urgence d'unifier les diverses options politiques et les différents courants du judaïsme par la création d'un mouvement qui incarnera les idéaux prônés par le Rav Kook et de choisir des dirigeants authentiques dotés des qualités d'âme de Bétsalel pour édifier Jérusalem. Ce faisant, nous reprendrons à notre compte les paroles du psalmiste : "Je placerai Jérusalem au sommet de toutes mes joies" (ibid. 6).

Dans l'attente de la Délivrance pleine et entière.
RAV SHLOMO AVINER
Directeur de la "Yéshiva" "Atéret Yéroushalaïm"

LA GRANDE REVOLUTION DE LA JEUNESSE

C'est décidé, nous allons la faire, la grande révolution ! Parents, tenez-vous le pour dit. Elle n'est pas dirigée contre vous, nous vous aimons trop, mais contre le petit écran, lumineux, séducteur et corrupteur, de la télévision, de la vidéo et de l'Internet.

Parents chéris, vous m'avez dit que tout cela est important pour l'homme moderne, qu'on ne doit pas se couper de la réalité, qu'on peut y apprendre des choses nouvelles et intéressantes, qu'on doit être réceptif au monde de la vie au lieu de se replier sur soi et que cela détend.

Il y a là un problème, vous en êtes conscients, tout n'est pas bon à voir, il faut "sélectionner les programmes". Simplement, ajoutez-vous, on ne doit pas fuir le combat mais, au contraire, l'affronter et être maître de ses choix.

Pour fonder votre position, vous faites remarquer qu'on peut sortir de chez soi même si la rue n'est pas particulièrement pudique, et que c'est une "mitsva" de faire l'armée même si tout est loin de ce que l'on souhaiterait.

Eh bien ! Je vous le dis tout net : en théorie tout cela est bien beau mais en pratique –sans vouloir vous offenser- nous regardons des choses qui relèvent de l'indécence, du mensonge, de la médisance, de l'athéisme, de la légèreté et de la frivolité. Quand la coupe est pleine, on ferme le récepteur mais on garde les yeux bien ouverts.

Après un de ces programmes, j'ai la nausée et des images hideuses me trottent dans la tête. A chaque fois, je me promets de ne plus m'y laisser prendre mais je ne parviens pas à surmonter mon mauvais penchant. Constamment, la blessure se rouvre et se remet à saigner.

Parents chéris, nous ne sommes pas des anges, et sommes sollicités par nos instincts. Moi, je ne veux pas les exciter et ils me pèsent. J'ai honte de moi, je me sens souillé et faux, mieux vaut en rire qu'en pleurer. La "réalité virtuelle", c'est du bluff.

Les médias m'empêchent de prier, d'étudier et de m'élever. Ils rendent mes sens obtus, réveillent mes instincts sanguinaires, me font voir la femme comme objet, me saturent de stupidités et me rongent de l'intérieur. Mais si vous n'avez pas pitié de moi, comment demander à Dieu d'en avoir ?! Et si, parents chéris, vous en avez, aidez-moi à m'en sortir et jetez tous ces appareils par la fenêtre.

Abonnez-vous à un Internet censuré, "Moréshet" ou "Rimon", par exemple, en choisissant l'option de censure la plus haute si, vraiment, vous en avez besoin pour votre travail.

Cela vous est difficile, je le sais ; mais, pour moi, bien plus encore, je ne suis qu'un jeune homme. M'aimez-vous comme vous le prétendez ? Si oui, pourquoi jour après jour empoisonnez-vous mon esprit ? De grâce, arrêtez !

Affaire conclue, mes amis, nous déclarons la guerre au petit écran ! Dans ce combat, je ne suis plus seul puisque vous êtes avec moi.


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